MusiqueMagMusiqueMag.com
Chargement en cours...



Interview du 06/06/2011
Imprimer cet article Réagir à cet article
 

Shaka Ponk : interview The Geeks and The Jerkin' Socks

The Geeks and The Jerkin' Socks, Le troisième album des Shaka Ponk est encore plus fou et énergique que les deux précédents. Le collectif poursuit sa trépidante aventure entre instruments, sons produits par logiciels et images. Outre Frah au chant et CC à la guitare, Shaka Ponk se compose désormais de Steve aux claviers, de Ion à la batterie et de Mandris à la basse. Bonne nouvelle, la chanteuse anglo-égyptienne Samaha les a rejoints récemment. Rencontre avec Frah et Samaha dans leur studio d’enregistrement.

 

Shaka Ponk : interview The Geeks and The Jerkin' Socks

Quel est la genèse du groupe ?

Frah : au début, en 2003, nous étions juste un collectif de potes dans un appartement. Parfois, nous étions 50 personnes. Shaka Ponk est né de graphistes et de musiciens qui avaient envie de mélanger l’image et le son. A un moment, on a décidé de partir à Berlin et là, il y a eu beaucoup moins de monde. Nous n’étions plus que 5 membres à bosser réellement sur le projet. Cette période berlinoise a rendu les choses solides et durables. On a compris vers quoi nous voulions nous tourner.

 

Faire partie de Shaka Ponk nécessite d’être à l’aise dans les deux domaines que sont le son et l’image.

Samaha : Moi qui viens de rejoindre sérieusement le groupe, je n’étais que chanteuse. Mais, avec Shaka Ponk, on vient à l’image rapidement. Je ne maîtrise pas encore les aspects techniques pointus, mais je filme comme tous les autres, je fais des montages vidéos…  Je m’y suis mise et j’adore ça.


Comment es-tu arrivé dans le groupe Samaha ?

Samaha : J’avais très souvent posée des voix pour Shaka Ponk et nous sommes potes depuis longtemps. Là, en fait, je les ai rejoins il y a un an et demi pour faire de la scène. Avant c’était difficile, je travaillais pas mal en Angleterre. Aujourd’hui, ça m’intéresse de faire partie plus intégrante du groupe.

 

Votre troisième album me paraît plus ouvert que les deux précédents.

Frah : Nous sommes un peu bordéliques dans la création et dans le concept même de « style musical ». Depuis le début de ce groupe, personne ne sait vraiment où nous classer. C’est vrai que  nous n’avons jamais été très regardants sur la cohérence des musiques proposées. Le résultat est toujours aussi rythmé, mais moins agressif que les précédents.

Samaha : Notre travail est instinctif. Comme on crée ensemble, ça jaillit de toute part. Il est impossible pour nous de se tenir à une ligne musicale directrice. C’est ce qui fait le charme de Shaka Ponk.

 

Shaka Ponk : interview The Geeks and The Jerkin' Socks

 

A la sortie de votre premier album, vous disiez que votre musique était de la fusion ethno-metal avec séquences électros  et phrasés hip-hop-ragga. Est-ce encore le cas ?

Frah : On ne peut pas dire qu’on fait du rock, en tout cas. Les fans de rock contesteraient la chose. On ne peut pas dire que l’on fait de l’electro, parce que les fans d’electro diraient que c’est plutôt de la musique de sauvage. On est 6 à écouter 10 000 trucs différents. Notre musique est la synthèse de nos écoutes.


On ne peut pas passer sous silence la présence de Bertrand Cantat sur Palabra Mi Amor.

Samaha : Nous nous sommes retrouvés dans une salle de concert bordelaise. Il venait voir des amis jouer et il est tombé sur nous. Il nous a découvert comme ça et il semble avoir beaucoup apprécié notre musique et notre attitude scénique. On s’est vu après dans les backstages et ça s’est très bien passé.

Frah : Nous on est plutôt fan du monsieur et on s’était dit que si enregistrait un titre en langue française, ce serait bien que ce soit avec Bertrand Cantat. Un beau texte en langue française, c’est très difficile, c’est pour cela que l’on chante en anglais.

 

 

 

 

Mister Goz, le singe de synthèse que vous avez créé,  est-il toujours présent ?

Samaha : Plus que jamais. Il est désormais avec nous sur scène. Plus virtuellement, vraiment, en cher et en os. Avant sur scène, il n’était qu’en image, à présent il danse, il bouge, il fait un solo de batterie avec le batteur. La créature à pris vie.


Ce singe a été créé à la base pour délivrer des messages écolos.

Frah : Au début, on voulait faire de lui un singe un peu cynique, hyper smart, qui décrierait le monde, qui se moqueraient des hommes et qui diraient qu’au moment de perdre nos poils et devenir des hommes, on a perdu notre tête.  Il raconterait aussi le progrès, donc la décadence de l’espèce humaine.


En 2011, le message de Shaka Ponk a-t-il changé ?

Frah : Sur cet album, on a réussi à canaliser nos messages, contrairement aux deux autres ou on a été un peu trop donneurs de leçons. On a écrit les textes de cet album nous même au sortir de notre tournée où les gens s’éclataient vraiment.  La tournée était hyper positive et donc on s’est permis d’être beaucoup moins écolo, moins messager de la paix, un peu plus léger.

 

C’est difficile de ne pas franchir la frontière de la démagogie.

Samaha : C’est ce que nous craignions le plus. Paraître prétentieux et donneur de leçon. Du coup, on se contente de laisser de discrets messages. Ce qui ne change pas, c’est que l’on veut faire bouger les choses et les gens.

 

Interview : François Alquier

 

 

 


Chargement en cours Chargement en cours...

Shaka Ponk avec Guns N'Roses à Bercy ! Shaka Ponk avec Guns N'Roses à Bercy ! C'est Shaka Ponk qui assurera la première partie du concert des Guns N'Roses à Bercy le 5 juin prochain et No One Is Innocent qui ouvrira sur les dates en province.
Taratata : Sexion d'Assaut et Shaka Ponk en avril Taratata : Sexion d'Assaut et Shaka Ponk en avril Sexion d'Assaut, Shaka Ponk, Pony Pony Run Run, Youssoupha et Camelia Jordana seront dans les prochains Taratata. Découvrez la liste des invités des émissions du mois d'avril.
Shaka Ponk : The Geeks And The Jerkin' Socks est disque d'or Shaka Ponk : The Geeks And The Jerkin' Socks est disque d'or Neuf mois après sa sortie, The Geeks And The Jerkin' Socks, le troisième album studio de Shaka Ponk, a été certifié disque d'or (87 000 exemplaires ont été vendus en France depuis la sortie du disque).
Victoires de la Musique : pourquoi Izia et pas Shaka Ponk ? Victoires de la Musique : pourquoi Izia et pas Shaka Ponk ? Izia a remporté la troisième Victoire de la Musique de sa (jeune) carrière samedi soir. La fille de Jacques Higelin semble donc avoir les faveurs des votants...
>>  Toute l'actu de Shaka Ponk