MusiqueMagMusiqueMag.com
Chargement en cours...



Interview du 21/09/2011
Imprimer cet article Réagir à cet article
 

dEUS : interview de Tom Barman pour Keep You Close

dEUS est l’un des tout premiers groupes rock belge à avoir connu une grande popularité au niveau international. 3 ans après Vantage Point, le groupe fondé par le charismatique leader, Tom Barman, revient avec Keep You Close un 6e album à l’écriture plus personnelle et aux musiques plus chaleureuses.

 

Tu fêtes vos 20 ans d’existence cette année. Allez-vous fêter cet anniversaire ?

Je veux être précis. La première formation date précisément de 1992 et notre premier album, Worst Case Scenario, a été enregistré en 1994, mais il est vrai que j’ai commencé à travailler à la formation du groupe en 1991. La passion est toujours là, mais chez nous,  il n’y a pas trop de rétrospection. On continue en fonçant droit devant. On est encore trop jeune pour regarder en arrière, donc à part boire une bonne bouteille de Whisky, on ne va rien fêter en grande pompe.


Avant d’enregistrer un nouveau disque, le souci principal est-il de se renouveler et de ne surtout pas faire le même que le précédent ?

Oui, c’est primordial. Il y a d’ailleurs plein de morceaux que nous n’avons pas mis sur l’album parce qu’ils sonnaient comme des titres que nous avions déjà fait. C’est un réflexe très égoïste… c’est pour ne pas s’ennuyer et se surprendre soi-même. On est toujours à la recherche d’une voie à prendre, d’une façon de travailler différente. Pour cet album, tout le groupe a travaillé ensemble. C’était la première fois, du coup,on a pu tous donner une énergie totalement neuve.

 

dEUS : interview de Tom Barman pour Keep You Close

C’est un éternel combat de convaincre son public ?

Oui, il n’y a aucun moyen d’être laxiste, d’être blasé en musique ou même d’envisager sa carrière de manière calme. Avec ce 6e album, je remarque que ça devient de plus en plus difficile de continuer, alors effectivement, c’est un combat. Même si on apprend de ses erreurs du passé, chaque fois, nous devons chercher un chemin pour essayer de maîtriser quelque chose qui est immaîtrisable. C’est ça qui rend notre métier si attirant. La musique, pour nous, c’est une passion intacte !


La production de ce disque plus organique et aérée qu’à l’accoutumée a été assurée par le Canadien David Botrill (Muse, Placebo, Tool) déjà présent sur The Ideal Crash paru en 1999.

Je savais que cet album allait être un projet de longue durée et assez ambitieux. David a l’habitude de ce genre d’album et il a un côté très calmant, relaxant. C’est important d’avoir ce 6e homme très gentil qui nous calme quand ça devient trop antagoniste, trop nerveux.


As-tu besoin d’être canalisé ?

Oui, carrément. Moi, j’adore travailler avec un producteur méticuleux, rigoureux et perfectionniste. Si, c’est moi qui tiens ce rôle, je me rends très impopulaire au sein du groupe. C’est lui qui prend la pression de mes épaules et ça me fait du bien.

 

 

 

Avant d’enregistrer vos nouveaux morceaux, tu as tenu à les interpréter sur scène avant, histoire de les tester.

Il y a une différence entre les morceaux que tu aimes bien écouter quand tu les as enregistrés et les morceaux que tu aimes bien jouer. C’est une distinction importante parce que dEUS est très dirigé vers le live. Parfois on enregistre des titres qui ne tiennent pas debout quand on est en concert, donc là, on les a essayés devant un public.


Depuis le début du groupe, tes sujets de préoccupations sont toujours les mêmes.

Oui, je dois être un obsessionnel. Je parle toujours du temps, de l’amour, de désir et de la passion inaccomplie. Mais avec le temps, je traite ces sujets universels plus en profondeur.


Chargement en cours Chargement en cours...

Deus

Anvers, Belgique